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Bonjour à tous,

Je vous propose un exemple de trame simple pour structurer une maintenance photovoltaïque.

L’idée est de distinguer 3 niveaux souvent mélangés :

Sécurité / réglementaire

Vérifications électriques, continuité de terre, protections, accès, consignation, risques incendie.

Constructeur / garantie

Onduleurs, ventilations, filtres, firmware, connexions, exigences spécifiques des notices fabricants.

Exploitation / performance

Supervision, analyse des alarmes, pertes de production, thermographie, nettoyage, suivi des écarts.

Un plan de maintenance efficace ne devrait donc pas seulement répondre à la question :

“Est-ce que la centrale fonctionne ?”

Mais plutôt :

  1. Est-elle sûre ?
  2. Est-elle maintenue selon les exigences constructeurs ?
  3. Produit-elle réellement ce qu’elle devrait produire ?

Quelques exemples d’opérations utiles :

  • supervision régulière de la production ;
  • inspection visuelle modules / câbles / coffrets ;
  • contrôle des parafoudres et protections ;
  • vérification des connexions critiques ;
  • nettoyage / ventilation des onduleurs ;
  • thermographie selon le contexte ;
  • analyse des pertes de production.

Sur le terrain, on rencontre encore beaucoup de centrales qui “fonctionnent” en apparence, mais avec des défauts non détectés, une absence de suivi réel ou des pertes de production non quantifiées.

À mon sens, la bonne pratique est donc de construire une maintenance courte, lisible et adaptée au site, plutôt qu’un document trop lourd jamais utilisé.

Comment structurez-vous vos plans de maintenance aujourd’hui ?

Plutôt orientés sécurité, garantie constructeur ou performance ?

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Merci Dan pour ce résumé de l’activité. 

La difficulte rencontree face aux assureurs pour cette activite lorsqu’elle est realisee par des specialistes qui n’ont pas installe initialement les systemes (malgre que les assureurs aient un reel interet a en promouvoir la pratique pyisque ca evite beaucoup de pepins...)

  • Assiette de cotisation: le CA de cette activite est faible par comparaison au cout d’une centrale et de sa potentielle perte d’exploitation. Selon le type de prestations realisees (notqmment si des elements doivent etre changes) qui est responsable de quoi? L’assiette de cotisation sur laquelle se base la cotisation est potentiellement tres faible aux yeux des assureurs. Ils pourraient etre amené a intervenir en garantie totale en ayant encaissé "des cacahuetes", ce qui desequilibre leur rapport sinistres/cotisations.
  • Le metier est parfois assimilé a celui d’un bureau d’etude elec /structure . Il y aurait donc dans ce cas un contrat de louage d’ouvrage (et donc la Resp Decennale pourrait etre retenue) sur des preconisations facturees (etudes et conseils suite a probleme de dimensionnement des equipements,de la structure ou autres cas envisageables. Il est donc necessaire d’etre vigilant a la facon de facturer et aux termes evoques dans lesdites factures.le recours a des CP et CG de vente realisees par un avocat par exemple est conseille.. Attention: vous ne pouvez pas vous exonerer d’une responsabilite decennale eventuelle par des clauses quelconques. Si un expert, tribunal ou je ne sais qui la retient, votre clause est immediatement caduque et reputee non ecrite.
  • Qualifications: les assureurs apprecient Qualifelec SPV MA par exemple, c’est un gage relatif auxbyeux de certains mais ca a le merite de prouver une volonte de qualite sur le papier a minima.

Dispo pour les echanges en tous cas, le sujet de ces difficultes pourra etre evoque par Dan que j’ai accompagné sur ce coup (et chaque sujet ci avant est ressorti 🤣)... mais comme il est bon et credible c’est bien plus simple qu’avec d’autres qui improvisent

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Suite aux échanges très intéressants avec William Breuillé et l’équipe FNES, j’ai essayé de structurer un petit guide de synthèse sur la maintenance des centrales photovoltaïques que je partage ici avec vous.

L’objectif n’est pas de produire un document “théorique” supplémentaire, mais plutôt une base simple de lecture terrain permettant de distinguer clairement plusieurs notions qui sont encore très souvent mélangées :

🔴 ce qui relève du réglementaire et de la sécurité,

🟠 ce qui dépend des exigences constructeurs et garanties,

🟡 ce qui est contractuel ou lié aux attentes assurances,

🟢 et enfin ce qui relève des bonnes pratiques d’exploitation et de performance.

Au fil des interventions, on constate qu’une centrale peut :

-produire,

-sembler fonctionner normalement,


mais malgré tout présenter :

• des pertes de performance non détectées,

• des défauts électriques évolutifs,

• des échauffements,

• un manque de traçabilité,

• ou des écarts vis-à-vis des exigences constructeurs.


Les récents échanges FNES montrent aussi un sujet de fond très important pour la filière :

-où commence réellement la responsabilité du mainteneur ?

-comment distinguer maintenance, audit, expertise et préconisation technique ?

-quel niveau de vérification est réellement attendu ?

-quelles limites contractuelles et assurantielles doivent être clarifiées ?


Le sujet devient particulièrement important avec :

• le vieillissement des centrales,

• les reprises d’exploitation,

• les installations sans historique fiable,

• les problématiques HTA,

• les systèmes de stockage (BESS),

• et les attentes croissantes des assureurs après sinistre.


Dans ce guide, j’ai essayé de proposer une approche volontairement simple et exploitable :

• supervision,

• contrôles électriques,

• thermographie,

• vérification des protections,

• ventilation onduleurs,

• contrôle des connexions critiques,

• HTA,

• BESS,

• analyse de performance,

• structure et environnement.


L’idée n’est pas de dire que “tout est obligatoire”, mais plutôt de rappeler qu’une maintenance structurée repose généralement sur trois réalités différentes :

1️: la sécurité réglementaire,

2️: les exigences constructeurs,

3️: et la performance réelle de l’exploitation.


Je serais curieux d’avoir les retours de la filière sur ces sujets, notamment côté :

• exploitants,

• asset managers,

• assureurs,

• bureaux de contrôle,

• mainteneurs,

• et fabricants.

Le besoin de clarification et de structuration me semble devenir un vrai sujet collectif pour les années à venir.

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Bonjour Dan, 

Merci pour ce partage ! Super partage pour l'entraide ! 🤜☀️🤛
C'est vrai qu'il y a un vrai sujet, qui ne va faire que s'amplifier dans le temps sur la partie bonne pratique dans la maintenance. 

Si des membres du collège "Assurances et Risques" veulent aussi interagir, cela peut être top de commencer le brainstorming ici entre attentes théoriques et applications pratiques. @William Breuillé est administrateur de ce collège, on le notifie !

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